Ça commence à faire plusieurs centaines de lunes qu'on vous a écrit.
C'est que la situation a virevolté plusieurs fois de notre côté...parfois du bon côté, d'autres fois pas du tout. Et ça va être difficile de résumer tout ça en quelques lignes. Sans faire de fautes en plus.
En octobre dernier, nous lancions, dans un Lion d'Or patient et bien garni, notre premier album complet ayant pour titre: ''Tropiques du Cancer''. Non, rien à voir avec Henry Miller. Quoique nous avons songé un instant que ça aurait pu être bon pour le marketing comme disent les AMARICAINS. D'autres personnes bien intentionnées ont crié haut et fort de ne pas insérer le mot ''Cancer'' dans le titre, question de pas effrayer personne.
J'ai jamais vu ça moi, un laser contagieux. Pis de toute façon, c'est pas contagieux le cancer.
Pour tout vous dire ou à peu près pas, c'est que l'album a prit forme dans des conditions émotives assez pénibles. Des cancers. Des familles. Des morts. Des contextes religieux un peu fanatiques. Je n'en dirai pas plus là dessus, à part que les qualités optimistes de notre musique n'ont pas été affectées du tout on dirait. Disons que c'était un échappatoire. C'est à croire qu'on est des SUPERHUMAINS et que plus rien ne nous affecte. Mais non, ça l'air. Heureusement, nous avions quelques uns des meilleurs être humains dans notre entourage pour nous guider et/ou nous supporter dans notre démarche malgré tout. En plus de Cristobal qui a fait un travail de béton(comme dans ''solide'' et comme dans ''construction'' aussi).
Donc l'album est passé pas mal dans le beurre, malgré quelques poussées ici et là. L'Encadrement était douteux, je crois. À moins que ce ne soit le titre?(!). Je vais tenter d'être gentil et n'en dirai pas davantage bien que j'aimerais tant écrire ''d'avantages'' à la place. Une tournée un peu partout. Quelques âmes de Trois-Rivières, Québec, Sherbrooke, Jonquière, Chicoutimi, Victoriaville, Baie St-Paul et Montréal évidemment...se sont déplacés pour voir nos acrobaties scéniques dans une tournée à demie partagée avec nos potes de BARTON FINK. Un coup de coeur, une coupe de coeur. Nous sommes allés aussi à Gatineau, mais en retard. Alors nous avons fait profité des restes d'un buffet et avons trinqué à notre nonchalance, en plus de faire une entrevue radio en formule quatuor et de chanter ''Déménagement la capitale'' à tue tête.
Quelques festivals aussi. Coup de coeur Francophone(2 fois), Vue sur la relève, Les Francofolies(2 fois), dont la dernière édition, à la pluie battante et devant un terrain plutôt vide. Le meilleur spectacle à date, selon moi et les autres. C'est de valeur que le destin embarque pas (même si on y croit pas, c'est rassurant de mettre la faute sur quelque chose d'autre à l'occasion) On a joué dans de belles salles aussi: Le National, Le Club Soda, Maison de la Culture...et on a continué d'être jumelé avec des artistes parfois douteux, parfois très bons.
Et puis BOUM, ou plutôt: bing. Un coup de pouce, une coupe de pouce (oh!). Les gens de QUÉBÉCOR nous auront donné une autre raison de détester un peu moins leur empire en nous donnant une belle vitrine. Notre album est l'un des 9 nominés pour le Grand Prix de la Relève Archambault. Ça donne un beau présentoir tout l'été dans toutes leurs succursales et un mini-prix de 10 piastres. Mais il faut quand même aller vérifier régulièrement si notre album est bien placé et s'il en reste. Problème d'encadrement, vous dis-je. Distribution Sélect 101. Mais au moins, on a pu voir France D'Amour interpréter une de nos chansons(''Lumière t'exagères'') à la conférence de presse. C'était à la manière d'une...France D'Amour. Elle a aussi dit qu'on avait probablement fait l'album sous l'effet de drogues dures. Ha.
La Polipe-Mobile bleue-ciel est en constante désintégration. Et ça coûte des sous. C'est quand même drôle. Nous nous transportons pour faire des spectacles, et nous nous payons des réparations pour pouvoir nous transporter pour faire des spectacles pour gagner des sous pour faire réparer la van pour nous transporter pour faire des spectacles pour...faire comme les Vulgaires Machins.
Nous avons aussi tous les trois commencé à s'éparpiller un peu dans d'autres projets pour s'ouvrir des portes et des oreilles. Pierre-Luc fait partie de la formation à géométrie variable de GÉRALDINE et d'une autre qui s'appelle MAX BANANA et qui frappera fort, j'en suis certain. Francis et moi avons joué dans le 'house band' de la série télé ''Les Rescapés'' qui prendra l'affiche cet automne à Radio-Canada. Nous avons fait tous les génériques d'ouvertures(13), au studio 12, en compagnie de trois amis, dont deux de Barton Fink, sous l'ordre artistique de l'honorable MICHEL CUSSON. Et celui-ci nous a ensuite invité à l'accompagner en tournée à l'automne, pour son projet Café Elektric. Pour ma part, je me suis aussi mis à la contrebasse et aux ampoules lorsque j'ai rejoint les racines du bluegrass / cajun / country avec ma troupe d'amis de CANAILLES. E.P. à venir sous peu...Nous réfléchirons à l'avenir du disque d'ici là. J'ai aussi accompagné JASON BAJADA, un ami, en Gaspésie et à la Malbaie. J'aime le ROSEQ, c'est décidé. Trêve de name-dropping.
Par ailleurs, on a cessé (ou à tout le moins, diminué) notre partenariat avec notre gérant depuis 2008, Yanick. Un merci gros comme le bras pour les services rendu à vous Yan, Yro, et Mush.
Ce qui signifie que nous sommes redevenus indépendants et moins épaulés, mais aussi, plus en contrôle de nos affaires dans un certain sens. Ce qui n'est pas si effrayant finalement.
Et puis là, on est rendu là. On est aussi coincés que libres on dirait. On a envie d'Europe aussi on dirait.
Je vous poserai la question un jour: y avait-il un marché pour POLIPE au Québec dans les années deux mille, deux mille dix?
Ah oui, avant de se quitter et pour la forme, deux dates qui arrivent vite pour Polipe:
12 août au Quai des Brumes (invités à confirmer)
2 septembre au Divan Orange avec Bravofunken
Aussi, le 12 septembre au Quai des Brumes, notre amie Géraldine se voit déjà comme une vedette et s'organise un show hommage à elle-même et on sera de la partie, dans une formule 5 à 7 minimale. Vous connaissez la chanson des beaux dimanches j'imagine?
D'autres dates s'ajouteront sous peu, des festivals surtout.
Et nouveau site web aussi, presque fini. Point. Comme dans POINT COM.
Le trio originaire de Saint-Antoine-de-Tilly montre toujours une évolution constante depuis les débuts de leur création. Après plus de 6 mois suite à la parution de leur premier album, Polipe récolte les fruits de nombreuses années de travail et d'explorations musicales. Autodidactes et fiers de l'être, les trois amis d'enfance s'exercent sur leurs instruments depuis déjà belle lurette. Leur recette est toute simple : une amitié de longue date, du plaisir à jouer ensemble et une synérgie qui leur permet de transformer leurs acrobaties musicales en chansons hautement originales, colorées, souriantes et ludiques. Cette belle folie créatrice où se côtoient des textes imagés, surréalistes et ensoleillés suggère une étonnante dualité et une urgence de vivre. Antoine Tardif, Francis Lafleur et Pierre-Luc Bégin s'amusent à surprendre l'auditeur avec des compositions audacieuses, de solides arrangements vocaux ainsi que des rythmiques inventives.
Le power trio, influencé par les années 60 et 70, s'inspire depuis toujours des mélodies vocales des Beatles, The Beach Boys, Beau Dommage et des rythmes évoquant la musique des Who, Yes et James Brown. Bien qu'influencés par ces années florissantes
du rock et de la pop, ils ne manquent pas d'apporter de nouvelles sonorités réunissant aussi bien les jeunes que les moins jeunes sur la même piste de danse.
Dès la sortie de leur EP, le groupe a figuré en tête des palmarès des radios universitaires en plus de participer à des événements d'envergure comme Les Francofolies de Montréal, le Festival Pop Montréal, Vue sur la Relève, et Coup de coeur francophone. En 2008, Polipe s'est hissé jusqu'aux demi-finales du concours Les Francouvertes. Le coloré trio a aussi participé à des émissions telles que Mange ta ville (ARTV) et Baromètre (VOX) en plus de faire deux tournées aux quatre coins de la belle province.
Le premier album complet intitulé « Tropiques du cancer» est un amalgame de funk, de blues, de musique latine et de progressif dans une ambiance résolument rock. Enregistré dans les studios Troublemakers et réalisé par Cristobal Tapia de Veer (Bran Van 3000, Jorane), le nouvel album de Polipe surprendra à tous les points de vue.
« Tropiques du Cancer frappe fort, alliant humour et incision des textes avec un réel ludisme musical, le tout dans un emballage cohésif au contenu pourtant varié : funk le fun, rock classique, Harmonium période pop et plus orchestrale, riffs sorties des années 90. Tout ça mêlé à la fraîcheur sixties qu'ils réinventent » Evelyne Côté, Ici Montréal
« C'est rock pshychédélique, indie-pop, parfois prog, toujours très mélodique et en français ! Comme une orgie de notes et de rythmes consommée avec classe et recherche » Patrick Ouellet, Voir Québec
« This power pop trio came out swinging. Whether the audience knew what this francophoneband was singing about or not was never an issue, as their danceable beats and memorable choruses had everyone moving. » Hollie Stevens-Cashion, Soundproof Magazine
« On a affaire ici à un excellent premier album qui pétille de bonnes idées, de mélodies accrocheuses, d'harmonies vocales intéressantes?En somme : un univers musical qui a tout pour plaire et se démarquer.» Damien Baymal, Longueur d'ondes
« Il y a des pochettes de disque qui ne trompent pas. Celle de Tropiques du Cancer donne une idée assez juste de la saveur psychédélique du son de Polipe, qui remet à la page les références assumées de Cream, Hendrix et même Stevie Wonder. Le trio montre aussi son affection pour le vieux prog québécois à travers cette collection de chansons exécutées avec une fraîcheur qui les ramène au XXIe siècle. » Philippe Renaud, La Presse
« Apôtres du mieux-vivre et fabricants de musiques rayonnantes, les trois musiciens du groupe Polipe ont lancé cette semaine un premier disque, Tropiques du cancer, où des textes inspirés de la mort sont bercés d'un éclatant mélange de funk et de rock aux accents de musique progressive. Sacrée mixture! » Philippe Papineau, Le Devoir
« Du rock actuel avec une petite touche rétro. Difficile de rester indifférent à Polipe » Philippe Renault, RueFrontenac.com
« Mûri à Saint-Antoine-de-Tilly sur la Rive-Sud, le «power trio» Polipe offre aussi son premier album, deux ans après avoir sondé le marché avec un EP. Tropiques du cancer est un mélange de rock, de pop, de funk, de blues et de progressif. Les paroles, qui évoquent les dérives du quotidien, entre la routine et le presse-citron, la solitude, le bonheur qui glisse entre les doigts ne manquent pas d'intérêt. » Valérie Lesage, Le Soleil
« Habiles avec leurs instruments, les musiciens du trio sont capables de moments à la fois complexes et fort entraînants.» Olivier Robillard Laveaux, Voir Montréal
« Efficaces, sans prétention, mais surtout "catchy" à souhait.» André Péloquin, BangBang